"L'élixir de Shadow" [Tome 1&2] par Durwinga.

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"L'élixir de Shadow" [Tome 1&2] par Durwinga.

Message par Durwinga le Sam 6 Fév - 21:24

Tout d'abord avant de lire, je voudrais dédier ce long role play à ma guilde, et aussi mes amis et tout ceux qui me connaissent à travers dofus. j'aimerais m'excuser par avance si je ne respecte pas totalement le background d'ankama, croyais bien que je me suis efforcé à coller le plus possible au jeu.




L'élixir de Shadow


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Ce soir là, la nuit était froide même glaciale, le froid transperçait ma caprin, et le feu qui flamboyait devant moi n'arrivait pas à me réchauffer. Je regardais Enchanteuse, elle, surveillait le feu, tout en le ravivant à l'aide d'une petite branche. Elle semblait pensive, ses traits étaient tendus et crispés, ses yeux, perdus dans je ne sais quelles rêveries, laissaient à penser que quelque chose la travaillait.

- Que se passe t'il, lui demandai-je

Elle se détourna du feu et plongea ses yeux dans les miens, puis après une réflexion qui me sembla durer une éternité elle me confia a voix basse:

« - Et si nous n'y arrivions pas ? S’il était déjà trop tard? »

Le ton de sa voix était grave, comme si le but que nous nous étions fixé n'était plus qu'illusion et qu'il était voué à l'échec.

« - Nous y arriverons, lui dis-je sèchement, nous n'avons pas le choix... Si le roi ne veut rien entendre alors nous trouverons un moyen de faire pression sur sa personne pour qu'il cède. »

Ces derniers mots avaient du mal à sortir de ma bouche. Comment pouvais-je espérer faire changer d’avis un roi?
Mr-Brown venait de nous rejoindre, il avait entendu notre conversation. Il prit un air réjoui et dit alors:

- « Tes paroles sont sages Durwinga. À nous quatre nous ne pouvons pas échouer.

- J'ai travaillé sur notre feuille de route, lançai-je, je pense que nous passerons par le château d'Amakna, là- bas nous trouverons un grand ami à moi, Sacriereb, il saura nous conseiller. Et qui sait il se joindra peut être à nous quand nous lui aurons expliqué le but de notre quête... »

Le silence avait pris place au sein de notre groupe. Soudain on entendit xxPapa-Nowelxx qui était était allongé près du feu tousser très fort.
Le visage d'Enchanteuse affichait l’inquiétude que nous partagions tous, alors que ses yeux surveillaient le papi... Elle me regarda puis d'un ton grave me dit:

- « Son état s'aggrave, je ne pourrai pas le tenir en vie longtemps encore... »

Ses mots me donnèrent des frissons, je sentis mes poils se hérisser. Mr-Brown rompit le silence

- « Il ne faudrait pas trop tarder. En partant tout de suite nous pouvons espérer arriver à l'aube dans la ville d'Amakna. Là-bas ils pourront sûrement lui donner des soins et ainsi éviter ou retarder sa mort... »

Les paroles de notre compagnon sadida étaient pures et pleines d'espoir. On pouvait lire sur son visage que rien n'aurait le pouvoir d'entamer son humeur, il était convaincu que sa cause était pure et que l'échec de celle-ci n'était pas envisageable. Par ailleurs, il était vrai que nous n'avions absolument pas le droit de douter.
Mr-Brown se leva d'un geste vif, il prépara les quatre montures, prenant soin de bien attacher celle de papi à la sienne. J’enfourchai ma fidèle monture, qui m'aidais à gagner un peu plus d'agilité et d'endurance. Elle s'appelait SevenOfNine, on me l'avait offerte quand j'avais 4 ans, autant vous dire que les liens entre elle et moi était forte et notre fidélité sans faille.
Monté sur ma monture j'entrepris d'ouvrir la route. Enchanteuse quant à elle décida de fermer la marche. Nous avançâmes assez rapidement à ma grande surprise. Minuit n'était pas passé que nous avions déjà parcouru la quasi-totalité des prairies des kanigrous. Nous pouvions même voir se dessiner au loin, la ville d'Asturb dont les torches illuminaient le ciel en une ligne droite. Je commençai à sentir le sommeil me submerger. Voilà déjà plus de trois jours que nous avions quitté notre campement précédent. Trois jours où les seules pauses que mon corps avait eu l'occasion de se reposer étaient les brèves haltes pour nous restaurer. Il est vrai que les endroits que nous traversions n'étaient pas des plus fréquentable, en particulier la traversée de la forêt des trools, qui fut pour nous tous une épreuve mémorable car nous fûmes agressés par trois trools en même temps. Heureusement notre expérience au combat, à coups de dagues et autres armes, nous sauvèrent une fois de plus.
Je commençai à sentir l'air se réchauffer, le ciel était devenu plus clair, la nuit commençait à céder sa place au soleil.
Il était à peine huit heures du matin quand nous croisâmes un panneau qui indiquait clairement: « Citée d'Amakna bienvenue, démons passez votre chemin vous n'êtes pas les bienvenus! »

Pour ceux qui ne le savent pas, le monde de Maimane était en guerre depuis des centaines d'années. En effet, deux villes se menaient une guerre sans pitié L'une s'appelait Bonta, c'était une cité magnifique : des pavés jonchaient le sol de toutes les voies. Elle possédait une ligne de murailles immenses et épaisses. Ses maisons étaient faites de granit (celui ci venait directement des carrières de la montagne des craqueleurs situées plusieurs kilomètres plus bas. iI était d'une pureté magnifique.)
Quant à Brakmar, c'était une ville de désolation : des murailles d'une hauteur impressionnante, des portes gigantesques qui s'ouvraient dans un bruit assourdissant, trois ponts permettant l'accès à la cité. Sous ces derniers, à défaut de mettre de l'eau dans les douves, un des seigneurs de la cité avait préféré détourner la lave d'un volcan situé à des centaines de kilomètres. L'ouvrage dit-on aurait pris plus de mille six cents ans, et des centaines de milliers d'esclaves étaient morts en bâtissant l'édifice. Le plus horrible fut sans doute les cris qui s'échappèrent de la ville. Des cris atroces à vous hérisser les poils de tout le corps. Brakmar avait pour réputation d'accueillir tous les pileurs, voleur, assassins et tous autres êtres aussi détestables.
Pour mon groupe le choix avait été vite fait : mes compagnons et moi même nous étions engagés dans la milice Bontarienne afin de détruire toute forme du mal et de laisser le bien triompher.
Nos exploits furent même marqués dans les livres, à la six cent trente et une ème année Mr-Brown et moi-même avions marché contre l'armée de Brakmar qui subit une lourde défaite. Une fois de retour au pays, l'intendant de Bonta, nous promût au grade de « Héros de l'armée Bontarienne ».
Après quelque années au service de l'armée, je décidai de la quitter pour réunir des hommes sous ma bannière.
Ainsi je me rendis au temple des guildes afin de créer la guildes des "Karrig An Ankou". Au début la guilde eut un peu de mal à démarrer à cause de ses actions répétées : attaques de gardes Brakmariens, etc..
Plusieurs mois après sa création elle dépassa les trente membres, plusieurs groupes se formèrent, représentant la guilde dans tous les endroits possibles et imaginables. Mr-Brown, Enchanteuse et xxPapa-Nowelxx furent les premiers membres et ceux avec qui je décidai de faire ma route coûte que coûte.

Nous arrivâmes aux portes de la cité une tête de gargouille ornait le haut de la grand porte, deux gardes armés de lances se tenaient de chaque coté de celle-ci. Je fis un signe de la main à mon groupe qui s'arrêta instantanément, je m’approchai du garde et le saluai poliment.

- Monsieur, bien le bonjour.

- Bonjour, fit le garde

- Mes amis et moi même avons parcouru plus de cent kilomètres cette nuit, et nous sommes épuisés. Serait-il possible de rentrer et de trouver une taverne, un lit et un bon repas chaud, s'il vous plait ? lui dis-je

Le garde me regarda et fit la moue, puis son regard se posa sur le vieil homme qui dormait profondément sur sa monture.

- Qui c'est lui? Me lançât-il d'une voix méfiante
- Ah! Fis je, lui c'est un ami. Il a été gravement blessé au combat il y a trois nuits de cela

- Blessé par ? me lança l'autre garde

- Trois trools Monsieur, lui lançai-je avec un regard glacial, cela vous suffit comme explication?

Cette excuse était la seule que j'avais trouvée, mais mes compagnons savaient bien qu'il était blessé bien avant cela.

- Moi ça m’ira, lança un homme appuyé contre un mur, vous pouvez les laissez passer, ils ne sont pas méchants.

J'eus du mal à le reconnaitre car il portait un vaste manteau qui touchait le sol, une capuche sur la tête, ce qui attira mon attention c'était sans aucun doute la pipe qu'il avait à la bouche : elle était magnifique, de fins dessins d'une précision incroyable et de diverses couleurs ornaient le bois, quatre petit diamants noirs couvraient le bord de la pipe. Je la reconnus aussitôt, je m’écriai :

- Sacriereb! Mon ami comment vas tu?!

Je descendis de ma monture. Pendant ce temps il poussa sa capuche en arrière, dévoilant son visage qu’un large sourire éclairait. Il s'approcha de moi et me prit dans ses bras, il était sûrement le guerrier le plus endurant que je connaissais et sûrement le plus fou aussi. Une fois en colère il n'hésitait pas à foncer dans le groupe et à anéantir tous ses ennemis, c'était d'ailleurs lui qui me sauva à deux reprises lors d'une grande bataille.

- Mon ami me dit il, j'ai eu vent de ta venue, nos éclaireurs m'ont signalé la présence de quatre cavaliers il y a deux jours de cela. Que viens tu faire ici ?

Lui faisant signe de la tête, nous nous éloignâmes des deux gardes bien trop curieux à mon goût. Sacriereb chuchota quelque chose à l'oreille d'un des gardes qui aussitôt se mit aux gardes à vous et fit signe à Mr-Brown et Enchanteuse de le suivre.

- "Où vont-ils?" Demandais-je

- Ne t'inquiète pas l'ami, ils vont être conduits dans une taverne et vos montures seront mises dans mon enclos. Quant à papi, il sera à l'hôpital de la cité...

J'acquiesçai d'un signe de la tête, et relançai la conversation.

- Voilà il y a quatre jours, nous sommes partis à la recherche de "Ion", un Iop qui a été capturé par des Bwork. Une fois dans le village de ces villes créatures nous avons retrouvé la tête de "Ion" accrochée au bout d'une lance... Quand nous avons compris qu'il était mort, nous prîmes la décision de partir de ce lieu sinistre... C'est alors que plusieurs Bwork nous ont attaqué, Mr-Brown papi et moi même avons tués quelques créatures et mis en fuite le reste mais...

- Mais? fit-il

- un Bwork mage était caché dans un fourré juste devant l'entrée de la grotte qui mène au village, après deux trois incantations, il lança un sort sur papi. Depuis son état s'aggrave, dès notre retour à Bonta nous sommes allés voir une mage de Bonta une enie nommer "Helpme" mais la seule choses qu'elle nous ait apprise c'est qu'il n'y avait aucun remède mais qu’une rumeur dit que dans les murs de Brakmar se cache un vieil Eniripsa répondant au nom de "The Shadow of the death"...

- hum ça me dit quelque chose, répondit il, tout le monde le nomme Shadow mais il me semble bien que c'est l'homme le plus protégé par le roi et le gardien de la milice Oto Mustam, ça ne va pas être de la tarte de nous frayer un chemin, lança t’ il

- Nous?

- Oui nous, je viens avec vous, on dirait bien qu'un peu d'aide ne serait pas de refus...

- Oui, avouais je...

-nous nous mettrons en route au petit matin, dit il , je ferais en sorte que nos montures soient attelées devant ma
- maison. Il se fait tôt tu devrais profiter de cette pause pour dormir et récupérer des forces. Un repas chaud t'attend déjà à la taverne, je vais faire installer des lits dans ma maison, nous partirons de là-bas... Quand la nuit tomba, toute la compagnie était dans la maison de Sacriereb, un repas chaud attendait les compagnons sur la table de la grande salle. Cette salle n'avait pas vraiment l’allure de celles que nous fréquentions à Bonta. Sur les murs, étaient fixées des étagères où reposaient des centaines de livres. Ils portaient sur tout : potions, monstres, villes et histoires. Plus de deux cents ans d'histoires et de recherches étaient là, tout prêt de nous, et déjà Enchanteuse regardait avec un air ahuri les différentes étagères. S'approchant de l'une d'elle, elle saisit un livre intitulé «La magie de A-Z».

- Déjà lu, dit elle, d'un ton des plus sérieux.

Puis elle se saisit d'un autre livre beaucoup plus épais et lourd, celui ci arborait le titre suivant: " Eniripsa, magie, maléfice... Comment utiliser la magie blanche comme la noire"
Ses yeux scintillèrent de mille feux, elle avait trouvé son bonheur... Elle passa quasiment toute sa soirée à étudier l'ouvrage. Pendant ce temps Sacriereb et moi discutions autour du feu de la cheminée en dégustant l'un des meilleurs cafés de la région. Notre discussion porta essentiellement sur les détails de la route à suivre. Une carte dépliée sur la petite table basse nous permettait de mettre en évidence les bons et mauvais choix de route ainsi que les zones que nous ne traverserions pas.

Cela nous prendra bien deux ou trois jours avait-il avoué avec une mine et un ton grave... Nous sortîmes fumer la pipe sous le paravent de sa maison, un garde était là, surveillant l'entrée du domaine, une torche à la main. Je me retournai vers Sacriereb et lui dis:

- Les affaires vont bon train pour toi à ce que je constate...

- Oui j'ai été élevé au rang de héro tout comme toi par le passé, les bonnes gens de la ville m'aiment bien et le roi m'a donné une petite armée. Nous faisons en sorte de protéger la ville des menaces qui pèsent...
- Des menaces, murmurais-je?
Oui, ces dernier temps des cavaliers sur des Dragodindes rôdent je ne sais pas qui ils sont ni même ce qu’ils recherchent mais je sais qu'ils ne sont que mauvaises augures pour la petite cité que nous sommes...

- Je me doute... Peut être sont-ils des hommes d'Oto Mustam ?

- sûrement dit il d'un ton extrêmement grave et lent. J'ignore leur but, hier ils ont tué dix sept brigands un peu plus au nord ...

- c'est une bonne nouvelle avouais je, de la vermine en moins!

- c'est aussi ce que je me suis dis jusqu'à ce que j'apprenne qu'ils avaient tué pas mal de monde à Pandala neutre et pillé la banque de cette dernière. Heureusement les quatre Pandala eurent la même idée, une attaque de front par quatre directions différentes...

- et alors? M’enquis-je

- Le plus triste dans cette victoire c'est sûrement le nombre de morts : deux mille trois cent cinq recensés...

Ce chiffre me glaça le sang et me donna le tournis, il raisonnait dans ma tête inlassablement... deux mille trois cent cinq victimes... Énormément de morts pour un jour...

- aujourd'hui Pandala est faible, ils ont même demandé une garnison de soldat supplémentaire a Bonta qui a envoyé cinq cents hommes pour chaque cité ainsi que mille trois cents soldats pour remettre le plus de choses en état à Pandala neutre...

- je reconnais bien là Bonta, belle ville, grand roi...

- oui c'est vrai, dit il avec un sourire en coin, à chaque fois le roi répond présent pour apporter de l'aide à ses alliés

-mais dis moi mon ami, ces fameux cavaliers combien sont il pour faire autant de dégâts ?

Sa voix quasiment inaudible était très grave, son visage fermé, on aurait pu croire qu'il avait l'impression d'être épié.

- Vingt...

Là je tombais dans un cauchemar : comment seulement vingt hommes pouvaient il tuer deux mille trois cent personnes en moins de temps qu'il ne le faudrait à cinq mille hommes ? Cela était irréalisable !

- impossible! Affirmais-je

- hélas l'ami j'aimerais tout autant que toi croire en l'impossibilité de la chose mais trop de gens ont confirmé les faits, ils étaient bien vingt, remplis de haine, semant chaos et dévastation ...

J’étais pensif, essayant de visualiser mes ennemis. Soudain un bruit derrière nous attira mon attention, c'était Enchanteuse, un grand sourire illuminait son visage et d'une voix douce, elle nous fit part de son intention d'aller se coucher. Mon attention se reporta sur Sacriereb qui avait rejoint le garde, je m’approchai d'eux jusqu'à entendre la voix de mon ami.

- pars à la ville et trouve le bataillon du seigneur Zakke, tu le trouveras à l'étage de la taverne de Tabius. Dis-lui que nous partons, moi et mes amis, en direction de Brakmar. Qu'il tienne son armée prête et marche en direction de l'est, s’il le peut, près de la caverne au Blop. Qu’il installe son campement là-bas, j'aurais sûrement besoin de lui d'ici quelques jours.

Le soldat fit un signe de la tête et s'éloigna à grand pas. Sacri comme je l'appelais depuis des années rentra dans la maison, je lui emboitai le pas. Après avoir fermée la porte, il me montra les quartiers que je partageais avec Mr-Brown, une grande pièce très large dans laquelle se trouvaient deux grands lits accompagnés de deux tables basses de chaque côtés des lits. La nuit fut très mauvaise pour moi, de vieux cauchemars de guerres refaisaient surface, j'avais vu tant de crimes, de massacres que cela m'avait horriblement marqué.

Au petit matin, malgré ma nuit, je fis bonne mine devant mes compagnons qui visiblement avaient passé une excellente nuit. Le temps était sublime, une douce brise caressait mon visage. Les Dragodindes étaient prêtes, Sacri me salua avant de monter sur la sienne.

- magnifique journée n'est ce pas l'ami, annonça t-il

- oui! Fis-je

Nous nous mîmes en route, Sacri et moi-même ouvrions la marche, papi et Mr-Brown suivaient juste derrière nous, en dernière se trouvait Enchanteuse qui arrivait magnifiquement à guider sa monture tout en lisant le livre que Sacriereb lui avait prêté la veille. Elle semblait fascinée par ce qu'elle lisait. La route sembla beaucoup plus longue que la journée passée. Au alentour de midi nous fîmes une pause Mr-Brown et Sacri allèrent chasser trois Bouftous, je préparai le feu avec cinq ou six branches de bois que j'avais trouvées sur le bord de la route. Le repas fut animé, et Sacri nous raconta comment il avait décimé une partie de l’armée Brakmarienne lors de la grande bataille de Sufokia. Nous étions tous fascinés. Après un festin de roi pour une telle excursion nous repartîmes en direction du sud. Soudain nous arrivâmes sur un tronçon de route où jonchaient deux énormes troncs d'arbres. Le groupe stoppa, je descendis examiner si nous pouvions passer, impossible pour nous de faire passer nos montures par-dessus, si l'une d'elles venait à se blesser nous perdrions un temps fou. Nous n’avions donc pas le choix il fallait contourner l'obstacle. Nous décidâmes comme d'une seule voix de pendre le sentier sur notre gauche qui s'enfonçait dans la forêt. Notre avancée fut lente, extrêmement lente, le sentier était accidenté, cela nous compliquait énormément le trajet, à tel point que nous pensâmes même à faire demi tour mais il n'en fut rien. Après plusieurs heures de marche intense et inconfortable nous entrâmes dans une petit clairière et prîmes ensemble la décision de camper là. Mr-Brown monta le campement, Enchanteuse fit un feu de bois. Après un léger repas, ils allèrent dormir. Je montai la garde cette nuit là. Elle était froide et je commençai à m'endormir quand soudain je vis une lueur à l'orée de la forêt, je renversai un seau d'eau sur le feu pour couvrir le campement et je réveillai Sacri.

- Sacri! Chuchotai-je en le secouant

- Que se passe-t-il, me dit il sur un ton endormi

-Un groupe de soldats croise le campement au nord j'ignore qui ils sont

Sacri sauta sur ses jambes et saisit son marteau, nous nous dirigeâmes à grand pas vers le petit groupe d'hommes, cachés derrière une sorte de talus de terre. Nous vîmes une soixantaine de soldats ou mercenaires, plusieurs d'entre eux étaient vêtus de capes marron abordant une large capuche. Ils avaient installé leur campement à quelques deux cents mètres du nôtre. Je sentis des présences derrière nous. Deux des gardes se trouvaient là, l'un pointait une lance sous ma gorge et l'autre un arc qui avait une flèche en diamant pointée en direction de la tête de Sacri.
Nous n'avions d'autre choix que nous de nous rendre, ligotés ils nous emmenèrent à leurs chefs, ils étaient trois : une Sram, grande, arborant une Caprin et une Chapignon parfaite. A côté d'elle se trouvait un être ressemblant étrangement à Enchanteuse à l’exception d'une paire d'ailes beaucoup plus fines et pointues. Tout à gauche, un Féca majestueux était appuyé sur une table. Il était gigantesque, habillé d'une Cape d'une beauté incroyable qui trainait sur le sol, une couronne incrustée de diamants ornait sa tête.


-Maitres, dit le soldat, nous avons capturé ces deux étrangers derrière la butte là-bas.

La Sram s'approcha de nous et le soldat nous força à nous agenouiller.

- je suis Odarodle, voici Guronsan notre mage soigneur, et notre grand seigneur Monsieur Snaik qui règne sur notre guilde, dit elle d'une voix autoritaire

Je me relevai afin de me présenter à elle. Un violent coup de bâton me poussa en avant m'obligeant à me remettre à genou.

- Qui êtes vous lança l'eni d'une voix aussi glaciale que le marbre

- Je suis Sacriereb, héro de l'armée d'Amakna, et voici Durwinga héros de l'armée Bontarienne et Grand Seigneur des Karrig an Ankou

Le visage du Féca s'illumina alors qu'il n'avait jusqu’alors prêté aucune attention à nous. Il se retourna et se dirigea vers nous, après un bref regard il dit :

-Je suis Monsieur Snaik, deuxième du nom, Durwinga tu as sûrement connu ma sœur Cannelina ?

Cannelina. Ce nom là me fit un électrochoc. Dix années avaient passé depuis les faits, dix ans que je n’avais plus entendu ce nom. Voilà une décennie de cela, je me trouvais au commandement d'une troupe sur le front nord de Brakmar. J'avais quitté ma femme du jour au lendemain pour cette mission. A mon retour j'avais découvert le corps de ma femme gisant sur le sol, elle avait été battue à mort et poignardée à de multiples reprises. Je ne m'en étais jamais vraiment remis. J'avais même décidé d'oublier tout cela, mais d'un coup j'eus une énorme pointe au cœur...

- je... Les mot n'arrivaient même plus à sortir

-je sais Durwinga je ne t'en veux pas tu sais...

- je n'ai même pas pu la sauver, chuchotais je...

- Tu n'étais pas là, tu n'y pouvais rien, me dit il d'une voix triste

Il fit un signe aux deux gardes qui nous libérèrent immédiatement. Je frottai mes poignets que les liens avaient serré extrêmement fort, la douleur était intense... Nous fûmes conduits auprès du feu...

- Que font un Sram et un Sacri dans ces forêts? Questionna Odarodle

- En réalité il y a aussi un Sadi, un Enutrof et une Eniripsa dans la prairie à côté.

- et que faites vous par ici ? insista t'elle

- nous partons pour Brakmar, nous aimerons taire le but de notre quête ...

- je comprends, riposta Guronsan méfiant

- je vous prie de croire en nous, nous ne nous rendons pas a Brakmar pour le plaisir, les réponses que nous cherchons se trouve derrière ses murs ...

- soit, interrompit Mr-Snaik, mais prenez garde, nous sommes sur les traces d'une vingtaine de cavaliers, nous avons perdu leurs traces à la tombée de la nuit... Mais certains de mes bras droits pensent qu'ils rodent dans le coin... Je vous conseille de ne pas trop tarder dans les parages...

Tout à coup une voix hurla :

- des brigands, à vos armes!

L'un des soldats qui surveillait le campement venait de voir des brigands dans les parages... Soudain une pluie de flèches tomba du ciel. Dix des soldats s’écroulèrent au sol, un cri de guerre venant du fond de la forêt retentit.
Tout le campement avait sorti les armes et se préparait au combat. Une quinzaine de brigands sortit des bois armés d'épées et de bâtons lourds, dans ma chance je ne réussis à en tuer que quatre, cela venait sûrement de la fascination pour la guilde de Mr-Snaik, leur agilité était impressionnante, leurs coups d'une précision meurtrière, et leur connaissance des techniques de combat me laissa bouche bée... Malgré cela les pertes furent lourdes et les blessés nombreux, environ dix-sept morts et seize blessés, pour un groupe de soixante soldats c'est énorme.

La bataille était finie, le calme était revenu sur le campement, et Mr-Snaik prit la parole

- Ramassez les blessés ! Préparez des civières, enterrez les morts! Nous partons dans trente minutes.

Celles-ci passées, je vis le groupe s'installer sur les montures, Mr-Snaik et Odarodle s'approchèrent de Sacri et moi

- Soyez sur vos gardes, ici le mal est partout lança la Sram

- Oui, moi et ma guilde allons soigner nos blessés, nous reviendrons bientôt, Seigneur Durwinga n'oubliez pas évitez les cavaliers... ajouta Mr-Snaik

J'acquiesçai et je les regardai s'éloigner. Le meneur cria "au revoir Durwinga et bonne chance" avant de disparaitre dans les abîmes de la forêt. Sacri et moi retournâmes à notre campement. Mr-Brown se tenait là debout et nous lança d'une voix accusatrice

- Où étiez-vous ? Voilà deux heures que je vous cherche!

- Nous avons été capturés par un groupe de soldats, et attaqués par des brigands, heureusement nous nous en sommes sortis et nous avons été libérés...

- Capturés ? me dit-il étonné

- Oui, avoua Sacri, heureusement c'étaient des amis de Durwinga visiblement

Je racontai l'histoire à Mr-Brown et Enchanteuse, pendant ce temps Sacri attela les montures les ramenant prêt du groupe il dit.

-Nous ne pouvons rester ici, les autres brigands seront bientôt au courant de la défaite de leur alliés, je conseille donc de partir, nous pouvons atteindre l'autre bout de la forêt avant demain midi, une fois dans les plaines des Scarafeuilles nous aurons plus de chance de voir nos ennemis arriver.

Nous nous mîmes en route, Papi avait été plongé dans un très profond sommeil ce qui ralentissait considérablement l’avancée du poison, néanmoins il paraissait faible... Il était pâle et ses yeux arboraient d’énormes cernes noires sûrement dues à l’effet du poison.
Nous savions, Sacri et moi, que les brigands étaient très rancuniers, ils ne tarderaient pas à retrouver les traces de Dragodindes et ils les suivraient, ce qui les mèneraient évidement jusqu'à nous, alors il fallait faire vite, malgré le terrain très accidenté nous décidâmes d'accélérer le pas, nous allions vite, très vite, plus que nos ennemis ? Je n'en suis pas sûre, évidement les brigands qui sévissaient dans la zone connaissaient le terrain par cœur, mais notre bonne vitesse nous assurait de creuser un sérieux écart entre eux et nous. Il nous fallait être vigilants, et bien observer autour de nous, c'est ce que nous avons fait et bientôt nous vîmes l'orée de la forêt se dessiner. Quand nous sortîmes de la forêt nous vîmes les plaines des Scarafeuille, elles s’étendaient sur plusieurs centaines de kilomètres. La nuit laissait sa place au jour, on pouvait petit à petit découvrir une superbe vue sur les collines des Scarafeuilles. Nous avançâmes dans la direction de Sufokia, pour faire une halte et faire aussi quelques courses, l'eau était la ressources qui manquait sûrement le plus. Dans la forêt nous n’avions croisé aucune source d'eau, nous en profiterions pour remplir nos gourdes. Petit à petit la forêt disparaissait au fil du temps et le soleil avait pris le dessus sur la nuit et flamboyait déjà haut dans le ciel. Et à l'opposé on apercevait tout petite encore notre prochaine étape, Sufokia.

- Il faudrait que nous passions à la banque, maugréa Sacri, les Brakmariens ont toujours eu un faible pour les Kamas si nous voulons passer les murailles il nous faudra un argument de taille ...

- Je suis d'accord avec toi, avançai je, certains seraient prêts à vendre leurs âmes au diable pour quelques kamas.

Mr-Brown était remonté à notre hauteur, et nous adressa un sourire avant de lancer:

- Et ensuite que ferons nous ?

- Une fois à Sufokia il faudra trouver un tofu voyageur, je connais là-bas un vendeur, il nous en donnera un pas trop cher mais de bonne qualité.

- Et à quoi nous servira t-il ?

- J'ai demandé au garde le soir où nous avons dormi dans ma maison de quérir le seigneur Zakke que vous connaissez puisse qu'il est dans vos rangs.

- Zakke ? Un charmant lieutenant, il traine toujours avec l'autre Iop la... Hum... Mococoto quelque chose comme ça, une femelle quelque peu bête mais bonne combattante.

- Il n'est plus lieutenant il est passé commandant, il ne vous l’a pas dit ? Questionna Sacri

- Absolument pas, avouai-je, cela ne m’étonne pas, lui et Mococoto sont voués à un grand avenir dans l'armée

- C'est certain ajouta Mr-Brown

- Toujours étant, continua Sacri nous lui enverrons un message pour lui dire de nous rejoindre avec ses hommes au pont des Dragoeufs, nous aurons besoin de lui pour traverser le cimetière de Brakmar...
Le cimetière de Brakmar... Sûrement l'endroit le plus effrayant que j'ai pu voir de ma vie : des cadavres jonchent le sol, une odeur de décomposition flotte dans l'air, la vie s’y fait extrêmement rare, et les squelettes et restes humains y sont entassés. Je n'avais guère envie de retourner dans cet endroit sordide.
Aux aurores nous arrivâmes à Sufokia, cette ville avait été, pour sa plus grande partie, bâti sur l'eau. D'énormes blocs de pierre avaient été mis dans l'océan et des maisons furent bâties dessus. La vue était splendide, magique même, la ville semblait s'élever des eaux et flotter. Au-dessus d'elle on pouvait voir une importante masse nuageuse qui arrivait, annonciatrice d'un orage, il nous faudrait donc trouver un refuge pour la nuit le temps du moins de laisser passer le plus gros de la tempête. A notre entrée dans la ville toutes les bonnes gens se retournèrent pour nous observer. Peu de touristes passaient dans cette ville depuis que les deux gros troncs bloquaient la route plus au nord. Cela faisait plus d'un mois que la ville avait cessé de faire du commerce avec Amakna. Contrairement à beaucoup de ville du nord, Sufokia vivait bien, elle possédait beaucoup de champs et sa proximité de l'océan lui permettait aisément de trouver le poisson dont elle avait besoin pour se nourrir. Elle ne dépendait donc pas du commerce entre villes, bien qu'économiquement c'était un plus.
Je réussis à nous dégoter un petit enclos pour enfermer nos montures pendant la nuit. Mr-Brown veilla sur Papi pendant qu'Enchanteuse, Sacri et moi-même allions faire un tour en ville. Nous passâmes à la banque dans laquelle nous retirâmes cinq millions de kamas, plus que ce qui nous fallait sûrement pour acheter les gardes mais mieux valait être prudents. Une fois là-bas nous ne pourrions pas faire demi-tour. Nous en profitâmes pour acheter quelques cuisses de Bouftou grillées et de Wabbits. Leurs longues conservations nous mettraient à l’abri du besoin de chasser pendant quelques jours. Enchanteuse acheta un peu de pain et des potions. Elle prit également soin de mettre dans son sac quelques plantes qui lui permettraient de confectionner un puissant calmant pour papi. Sacri trouva son ami Dark-Jedi et sa femme Cats-Eyes qui lui donnèrent un tofu au plumage doré. Une fois rentré à l'auberge, il s'empressa d'écrire un message :

- Cher Zakke, je t'envoie un message pour te dire que nous sommes à Sufokia, nous avons eu quelques déboires, heureusement personne n'a été blessé, Durwinga et moi-même avons fait notre feuille de route. Nous allons longer la prairie des gelées, ensuite nous couperons à travers celle des Scarafeuilles, jusqu'à la porte Zaap. Peux tu nous y rejoindre dans deux jours ? Si tu le peux ça nous aiderait beaucoup, la traversée de l'île des Dragoeufs et du cimetière de Brakmar s'annonce difficile à cinq. J’espère que tu seras au rendez vous.

Amitiés

Sacriereb et Durwinga



Le tofu dans les mains de Sacri l'écoutait expliquer la route à suivre pour délivrer le message, il s'envola aussi vite qu'il le pouvait en direction du nord ouest. Quelques heures plus tard le vent avait fait son apparition, il était accompagné d'une pluie battante. Je fumais ma pipe tout en regardant par la fenêtre. La ville s'était vidée de ses gens, tous s'étaient mis à l'abris le temps que la tempête passe. Elle dura toute la nuit rendant mon sommeil difficile une fois de plus, la nuit me sembla durer une éternité. On pouvait entendre le vent sous les tuiles, cela produisait un sifflement strident. Au petit matin la tempête était toujours là mais beaucoup moins puissante que la nuit passée. A ma grande surprise je retrouvai mes compagnons en compagnie d'un Féca. Je le connaissais bien, nous nous étions rencontrés aux landes de Sidimote. C'était lors de la bataille de 620 que nous avions combattu côtes à côtes. A l'époque je dirigeais quelques quinze mille soldats et lui plus de cinquante mille. Nous avions terrassé nos ennemis, épée au poing, puis avions essuyé de lourdes pertes lors de notre retour à Bonta, puis il se joignit à ma guilde sous le nom de Falgor. Je rejoignis la table à laquelle ils étaient assis, Falgor avait pris la parole:

- au moins dix mille sur le front Est de Brakmar

J'étais arrivé au milieu de la conversation, je fus rapidement perdu. Sacri s'aperçut de mon embarras et s'empressa de m'expliquer.

- Falgor revient du cimetière de Brakmar avec ses hommes, ils ont aperçu un campement d'environ dix mille soldats.

- Dix mille ! M’écriais-je

Tout le monde se retourna dans la grand salle et me dévisagea, je fis mine basse.

- ils se trouvent sur notre route... Ajouta Sacri

- voilà qui est embêtant, je vous conseille de mener une attaque dit Falgor

- nous avons des kamas pour les acheter s’il le faut

Falgor éclata de rire, j'eus l'air bête sur le coup

- voyons Durwinga tu ne pourras pas acheter tous les soldats, personne ne pourrait acheter autant d'hommes.

Cette phrase me glaça le sang, mais il fallait se rendre à l'évidence Falgor avait raison.

- Les montures sont prêtes, nous sommes prêts pour le départ, héla Mr-Brown.

- Je vais préparer mes hommes, nous nous rejoindrons au pont des Dragoeufs, proposa Falgor

- Excellente idée, murmura Sacri, le seigneur Zakke doit lui aussi être en route.

- Zakke en route ? s’exclama Falgor, voilà une nouvelle des plus rassurantes ! Combien d'hommes a t'il?

- A ma connaissance six mille environ dont deux mille archers et quatre mille soldats en armes.

Le visage de Falgor s'était illuminé d'un large sourire

- Avec tout ça on pourra largement venir à bout de leur armée, il faut tenir notre quête secrète aussi longtemps que nécessaire

- Oui compléta Sacri, il le faut absolument sinon nous courons à notre perte.

- Combien de personnes sont au courant de vos déplacements ?

Après une brève réflexion Sacri dit à voix basse

- Il y a quelques soldat à Amakna, le seigneur de la cité bien évidement, le seigneur Zakke et par conséquent tous ses hommes.

- Quoi ? s'écria Falgor, autant de monde, espérons qu'ils sauront tenir le secret!

Suivit un long silence, tout le monde était pensif, la grande horloge située au fond de la pièce sonna, il était déjà onze heures. Sacri se leva, il paya le l'aubergiste et nous nous mîmes en route, la tempête commençait à s'estomper laissant entrevoir des rayons de soleil. Nous longeâmes le port et vîmes la flotte d'Amakna au loin, le bateau qui menait la flotte était le "Desturion", un grand galion d'environ deux cents mètres ayant sur ses flancs plus d'une dizaine de canons, et les cinq énormes voiles étaient gonflées sous l'effet du vent. Il était la fierté d'Amakna, ses faits de guerre en faisaient l'un des vaisseaux les plus enviés et crains de tous. Il filait bon train sur une mer d'huile accompagné d'une quinzaine de bateaux plus petits.

- ah dit Sacri ce galion est toujours aussi beau

J’acquiesçai la chose comme une évidence

- Je me demande où ils se rendent ajoutai je

- Voilà plusieurs semaines qu'il a quitté le port, il surveille les pirates des environs, les attaques de navires se sont faites plus nombreuses ces dernières semaines, avoua Sacri.

Nous quittâmes Sufokia aux alentours de midi, et entamâmes notre route dans la péninsule des gelées. La terre de celle-ci était relativement plane et étroite, quelques petits bosquets de part et d'autres étaient remplis d'une faune et d’une flore magnifique, on pouvait apercevoir dans les arbres quelques écureuils dits "chenapans". Alors que nous avancions d'un pas rapide, le tofus alias "Buck" comme l'appelait Sacri était de retour, porteur d'un message, il se posa sur la tête de la Dragodinde, Sacri détacha le message et le lût à haute voix

Cher Sacri, nous nous mettons en route pour la porte Zaap des Scarafeuilles nous serons là à votre arrivée, nous avons eu pas mal de déboires depuis notre départ et avons découvert des traitres dans nos rangs, nous en avons abattu sept mais un huitième a réussi à prendre la fuite. Des cavaliers sont actuellement à sa recherche sans succès pour le moment. Nous nous retrouverons demain au point de rendez vous.

Amitiés.

Zakke.

- Voilà qui est ennuyeux, dis je tout en avançant, espérons qu'ils le trouveront rapidement.

Nous étions partis depuis plus de cinq heures et papi s'était réveillé. Il toussa et me dit souffrant:

- Durwinga, je sens mes forces me quitter... Je... Je...

Aucun mot ne réussit à sortir, il était pâle presque livide, son état empirait d'heures en heures. Soudain il cria de douleur avant de sombrer dans un sommeil profond. L'inquiétude me saisissait et la tristesse aussi, l'idée de perdre cet ami cher à mes yeux me torturait l'esprit après tant d'année passée en sa compagnie, bien que cette idée me répugnait je commençais petit à petit à l'accepter, si nous ne menions pas notre quête à son but l'issue serait fatale, il semblait qu’une puissance supérieure ne voulait pas que nous menions celle-ci à bien. Pourtant notre entêtement était sans faille nous nous rendrions coûte que coûte à Brakmar même s'il fallait y laisser ma vie pour sauver la sienne.

Huit heures avait passé quand nous arrivâmes à la porte zaap, Zakke était là, une carte dépliée sur le sol, il examinait les dernières informations reçues sur les positions Brakmarienne, nous le rejoignîmes.

- Sacriereb, dit il, tout en le saluant d'un geste de la main, votre voyage s'est bien passé ?

- Oui plutôt bien, fit il en rendant le salut, depuis Sufokia nous n'avons pas eu de soucis particuliers

- Très bien enfin de bonnes nouvelles, pour ma part les cavaliers se sont fait attaquer par les mêmes cavaliers que Pandala, un seul est revenu en piteux état

Je regardait le lit du brave cavalier, le visage taché de sang, ses yeux pleins d'horreur regardaient le ciel, je m'approchai alors et m'agenouillai à ses côtés

- ça va soldat ?

Aucune réponse il tremblait, je vis directement que ce n'était pas le froid qui le faisait trembler mais la peur, une peur immense, comme s’il avait vu le diable en personne.

- tu n'en tireras rien Durwinga fit Zakke, après nous avoir confié avoir vu la mort de ses amis il s'est enfermé dans le silence...

- Je vois ça... avouai-je

- Décidément ces cavaliers noirs n'aident pas nos affaires grogna Mr-Brown

Il n'avait pas tort à cause d'eux un traitre avait réussi à prendre la fuite, mettant en péril notre mission[…]




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Re: "L'élixir de Shadow" [Tome 1&2] par Durwinga.

Message par Amestris le Dim 7 Fév - 0:49

[HRP] J'ai pas lu, j'aimerais juste comprendre... Pourquoi chez nous ?

Edit : Okay, je lirai ça à l'occasion, mais t'aurais peut-être pu te présenter au préalable, ça se fait aussi.[/HRP]


Dernière édition par Amestris le Dim 7 Fév - 10:22, édité 1 fois

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Re: "L'élixir de Shadow" [Tome 1&2] par Durwinga.

Message par Durwinga le Dim 7 Fév - 1:31

HRP/ pourquoi pas ? Smile c'est un coin RP j'en profite pour faire partager la magie du jeu avec tout le monde. Durwinga / HRP

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Re: "L'élixir de Shadow" [Tome 1&2] par Durwinga.

Message par Oriax le Dim 7 Fév - 12:04

[HRP]Pas mal le rp , t'as dû prendre beaucoup de ton temps pour avoir l'inspiration et pour l'écrire. C'est franchement bien , j'ai toujours aimé les histoires comme ça pleine de rebondissements.[/HRP]

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L'élixir de Shadow [Tome 2]

Message par Durwinga le Ven 12 Fév - 15:07

Note de l'auteur:

Bonjour à toutes et a tous;

Aujourd'hui je vous publie la "partie 2" de mon RP celle-ci vas vous semblait courte et je le sais, cela est voulu, j'ai du pas mal modifier la suite de l'histoire, et revoir certains "passages" du Tome 3. Ainsi pour la publication du 3ème Opus de cette "mini-série" je ne donnerais pas de date, la raison en est que cela fonctionne à l'inspiration et que celle-ci m'a délaisser ces derniers jours, ce qui à fait que je n'est, entre autres raisons, pu publier le tome 2 bien avant. certaines personnes s'attendent à apparaitre dans cet opus, hélas la majeure partie des personnages vont arriver dans le tome 3. je m'en excuse au passage.
Durwinga





L'élixir de Shadow Tome2


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Papi fut mit dans une grande tente, des mages essayaient tant bien que mal de le maintenir en vie. Zakke nous soumis l'idée suivante : un xelor, Maitre du temps, habitait dans le village dévasté des dragoeufs. Il pouvait créer une sphère temporelle et y enfermer papi, ainsi le temps s’arrêterait et le vieil homme ne subirait plus ni les effets dévastateurs du poison, ni le passage du temps. Nous fûmes tous d'accords, l'idée semblait être la plus raisonnable et la plus adaptée à notre problème. Sacri partit au crépuscule avec un petit groupe de soldats à la recherche du xelor. Pendant ce temps, Enchanteuse, Zakke et moi-même, réfléchissions au moyen de mener une attaque contre les armées de Brakmar. L'aube semblait le meilleur moment, l'attaque aurait un effet dévastateur ! Pour cela il fallait que nous espionnions notre ennemi. Quelques heures après le départ de Sacri, nous nous mîmes en route. C'est du sommet d’un érable que nous aperçûmes le campement ennemi. Leur nombre avait triplé, ce n'était plus dix mille hommes auxquels nous avions affaire, mais trente mille. Dans des enclos étaient enfermés une dizaine de meulous de combat, cinq ou six crocabulias et trois minotots. Notre armée ne tiendrait pas longtemps c'était clair. Un meulou pouvait décimer à lui seul cinq cents hommes. Nous allions avoir besoin d'aide. De retour à notre campement, nous utilisâmes les tofus voyageurs du seigneur Zakke et les envoyâmes quérir de l'aide.

Très chers rois, seigneurs, capitaines

Les armées de Brakmar sont sur le pied de guerre. La cité rassemble ses forces obscures, et marchera bientôt sur tout Amakna. Nous faisons appel à vous pour que vous nous prêtiez main forte dans un affrontement direct avec ces monstres. Mon régiment se tient prêt au zaap des Scarafeuilles. Si vous aussi vous souhaitez nous rejoindre faites le savoir au moyen de fées d'artifices de couleur bleue aux alentours de minuit ce soir.

Seigneur Durwinga, héro de l'armée Bontarienne et Seigneur Zakke, Général des troupes d'Ankama..

Le campement se tenait sur le pied de guerre, quelques cras étaient perchés dans la cime des arbres environnants, à l'affut d'une fée d’artifice dans le ciel ou d'un ennemi tentant de nous approcher. Quand minuit arriva, la première réponse, et la moins attendue de toutes, nous vint de la mer. Le Desturion faisait route avec sa flotte en direction de Brakmar, suivi des troupes de Bonta, d’Amakna et d’Asturb. Sacri revint vers trois heures du matin et me réveilla ainsi que Mr-Brown et Zakke. A côté de lui se trouvait un être de toute petite taille, enveloppée de bandelettes anciennes.

- Bonjour! Je suis Lexlorr! Se présenta-t-il d'un ton enjoué

- Bonjour à toi, peux-tu sauver mon ami ?

- Le sauver non mais le garder en vie sûrement !

- Parfait! Je t'emmène auprès de lui.

- Entendu! dit-il d'une voix ferme

Après quelques minutes de marche, nous fûmes au côté de Papi. Son visage était devenu encore plus pâle qu'avant, ses cernes plus tirées et ses joues s’étaient encore creusées.

- Hum, fit le xelor, j'ai oublié la formule.

Sacri jeta sa bourse de Kamas au sol.

- Cela t'aidera sûrement à retrouver la mémoire

Les xelor, bien malgré eux, avaient toujours aimé les Kamas, et étaient prêts à tout pour en avoir un peu plus.

- Arf ça reste encore assez flou, ajouta-t-il

Enchanteuse, qui se tenait près de Papi, lança elle aussi sa bourse de Kamas et dit d'un ton agressif,

- Avec ça si tu ne retrouve pas la mémoire je te transforme en bouftou pelé

Le xelor fit semblant de réfléchir et lança un regard autour de lui. Il vit Mr-Brown mettre son marteau sur l'épaule d'un air menaçant, ce qui suffit à le convaincre.

- Je me souviens lâcha-t-il, « qúę łė tęmpš šårręttė qùę lå jėūnėssė sōįt ētęrnėlle », récita-t-il en langue xelor.

Et il enferma papi dans un sablier temporel, à l'intérieur duquel le temps s’était arrêté. C'est ainsi que plusieurs Xelors avaient survécu au passage du temps, s'enfermant à l'intérieur ils restaient éternellement jeunes. Papi était figé, telle une statue de marbre. J'entraperçus une lueur d'espoir pour le vieil Enutrof. Désormais j'étais sûr que le poison était stoppé, mais pour combien de temps ? Je posai la question au xelor qui après un bref sourire chuchota :

- Longtemps, mais ne vas pas croire que cela dureras…

La nouvelle remplit mon cœur de joie. Désormais je disposais de temps pour réfléchir à comment procédé…Il fallait que je me concentre sur la bataille du lendemain. Je ne pus dormir que deux petites heures : dans un lit aussi inconfortable, difficile de dormir correctement ! A mon réveil, bien que difficile, j'entendis des mouvements de troupes. Le bruit des pas des soldats faisait légèrement trembler le sol. J'entrepris de sortir de la tente et vis tous les hommes se préparer. Mr-Brown, à quelques mètres de moi, installait des armures sur nos Dragodindes. Enchanteuse, quant à elle, s'entraînait au maniement de son marteau sur un punching-ball. Ses coups habiles et précis mirent vite l'épouvantail en morceaux. On pouvait également apercevoir Mococoto et Zakke combattre glaives à la main. Ces deux là avaient toujours passé leur temps libre à s'entraîner et à peaufiner leurs techniques de combat. Des soldats affutaient leurs lames, d'autres priaient sur une petite place où étaient rassemblées les diverses statues représentant les dieux de Maimane. Je rejoignis Mr-Brown à grand pas.

- Comment vas-tu mon ami?

- Bien ma foi et toi?

- Bien aussi, (je me voulais rassurant).

- Nos montures sont prêtes, j'ai amélioré leurs défenses au niveau du bassin et j'ai enlevé les protections des oreilles, cela nous donnera plus de portée

- Penses-tu que nous viendrons à bout de leur armée ?

- Évidemment, je suis très confiant, m'annonça-t-il, sûr de lui

- Il ne nous est pas permis de douter, lança une voix grave derrière moi.

Je me retournai, c'était Nav-Miet. Il se tenait là, debout, avec sa stature imposante, tenant dans sa main les rênes d'une Dragodinde dorée. A côté de lui se tenait l'un de ses cousins que j'avais eu l'occasion de croiser dans les rues de Bonta : Tfosorcim. C'est ainsi que tout le monde le nommait, c'était un Eni de petite taille. Sa tête était coiffée d'un casque carnage flambant neuf, une baguette de bois et d'argent était accrochée à sa ceinture.

- Nav-Miet ! M'écriais-je

Le bonheur de ces retrouvailles se lisait aussi bien sur son visage que sur le mien, cela faisait bientôt un an que nous ne nous étions vu. Après nous être serrés chaleureusement la main, il me dit :

- L'intendant de Bonta nous a prévenu de la menace qui nous guette. Cette nuit, comme mon cousin, ses hommes et moi n’étions pas loin, nous avons décidé d’un commun accord de nous joindre à vous.

- Je ne peux bien évidemment que vous remercier de cette décision. Tout les bras courageux sont les bienvenus pour enrayer la menace qui pèse au-dessus de nos têtes et défendre nos chères contrées.

- Je ne suis pas venu les mains vides, j'ai apporté avec moi quelques présents.

La curiosité prit possession de mon corps.

- Ah? Et qu'est-ce que tu as apporté ?

Sur un geste de Nav-Miet, un de ses soldats s'avança, jetant autour de lui des regards méfiants, et déposa religieusement devant nous un petit baluchon auquel il semblait tenir plus qu’à sa propre vie.
Ménageant son effet de surprise, mon ami l’ouvrit lentement. J’avoue que l’attente me semblait insoutenable, je n’avais pas de temps à perdre alors que le danger pouvait surgir d’un instant à l’autre. Quel présent pouvait justifier un tel cérémonial ?
En découvrant avec stupeur le contenu du petit sac, je sentis une boule monter dans ma gorge.
- Voici treize Dofus : trois turquoises pour nous permettre de porter plus de coups meurtriers ; quatre émeraudes pour augmenter notre capital de vie et notre l'endurance ; deux pourpres pour amplifier les dommages que nous infligerons à nos ennemis, et enfin trois cawottes pour nous faire gagner de l'esquive.

Je restais pantois, ne pouvant plus émettre le moindre son. Les Dofus étaient un trésor rare, très rare ! La quête de certains Dofus était parfois très longue avant d’avoir l’immense chance d’enfin les trouver ; d'autres étaient protégés par des gardiens redoutables qu’il était fort difficile de vaincre pour leur voler ces trésors tant convoités.

- Je te laisse imaginer ce que j'ai dû faire pour nous les procurer !

Mon émotion et ma surprise étaient si fortes que, bien qu’un fier guerrier qui ne se permettait aucune marque de faiblesse en montrant ses sentiments, je ne pus m’empêcher de laisser échapper des larmes de joie.

- Je t'avais dit que ça lui ferait plaisir et que ça le laisserait sans voix, plaisanta Tfosorcim qui jusque-là s’était tût.

- Je ... Je n'en reviens pas ... Par pitié, mes amis, dites-moi que je ne suis pas en train de rêver.

- Non mon ami, ils sont bien là. Tiens, je t‘en prête quatre, je répartirai le reste entre nos autres alliés.

Il déposa quatre Dofus dans le creux de ma main. Comment des objets d’une telle puissance pouvaient être si minuscules ? Je les observai à loisir : une petite lanière de cuir finement décorée les enveloppait, permettant de les porter lors des combats. J'étais en extase devant la beauté de ces petit œufs, si fragiles et pourtant si puissants. J’avais toujours du mal à croire qu’ils étaient là, dans ma main. Il faut avouer que les Dofus étaient tellement rares que pour beaucoup ils étaient presque devenus un mythe... Je pris grand soin de les accrocher solidement à ma ceinture, comme par peur de les voir disparaître. Ils étaient des alliés que je ne pouvais absolument pas me permettre de perdre.

- Ils te vont à merveille! Dit Nav

Je restais bouche bée, n’arrivant toujours pas à y croire, et ne pouvant toujours pas prononcer le moindre mot. Un large sourire éclairait pourtant mon visage. A peine m’étais-je équipé de ces bijoux que je sentis une force magique m'envahir. C'était très grisant.

Sacri vint à mes côtés, après un bref salut il se tourna vers moi.

-Des nouvelles de Falgor ?

- Aucune à mon grand regret, fis-je

- Voilà qui est inquiétant... Il devrait déjà être là…

- Il viendra, affirmai-je, d’un ton qui se voulait assuré ; il doit sûrement avoir été retardé ...

- Je l’espère aussi, nos troupes sont prêtes, il ne faudrait pas trop tarder si nous voulons bénéficier de l’effet de surprise

J'acquiesçai de la tête et pris les rênes de ma monture.

- Ne tardons pas alors, ajoutai-je.

Tout le campement se rassembla autour d'une petite estrade où Zakke prit la parole :

- Mes amis, mes alliés, aujourd'hui notre heure de gloire est venue. Nous devons enrayer la menace qui pèse sur nos vies, de nos amis, de nos familles et de nos peuples tout entiers ! - Marchons sur Brakmar, armes à la main ! Allons exterminer notre ennemi commun ! Combattons pour la gloire et jusqu’à notre dernier souffle s’il le faut, hurla-t-il en levant son épée.

- Pour la gloire et jusqu’à la mort, lui répondirent les soldats

- Pour l'Honneur !

- Pour l'honneur ! Lui répondit l’assemblée des combattants, comme un écho

- Alors en route pour Brakmar ! Acheva le iop en un ultime cri pour motiver nos troupes pour ce juste combat où nous savions tous que certains d’entre nous perdraient malheureusement la vie.

Tous les membres de notre armée l'acclamèrent, puis ils formèrent des rangs serrés avant de se mettre en marche. Leurs pas faisaient vibrer le sol. Nous nous plaçâmes tous en tête du groupe de nos troupes. Il ne nous serait pas venu à l’idée d’envisager que nous ne soyons pas en première ligne : comment pourrions-nous motiver nos guerriers cachés derrière eux, et comment leur montrer notre confiance dans notre victoire ? Notre armée se déplaçait rapidement, il ne nous fallut pas plus d'une heure pour apercevoir le campement de notre ennemi.
La chance devait malheureusement être contre nous, bien que nous attaquions avant l’aube, leurs troupes étaient déjà sur le pied de guerre, nous les voyions se rassembler en plusieurs blocs massifs, prêts à porter une attaque. Ils devaient sûrement avoir repéré notre campement et avoir prévu de nous surprendre dans notre sommeil.
Zakke lança l’ordre de la charge, et aussitôt l'ennemi fondit sur nous ! Les archers décochèrent toutes leurs flèches éliminant plusieurs centaines de brakmariens. Lors de l’affrontement au corps à corps, les pertes furent terribles pour les deux camps. De nombreuses victimes étaient à déplorer dans chacune des deux armées, mais un avantage en notre faveur se fit vite ressentir, même si le bruit des combats rendait la communication des ordres impossibles.
Alors que je me battais, juché sur ma monture, je vis une gigantesque ombre noire me recouvrir. Je me retournai, faisant volte-face et fut violemment projeté au sol. Un meulou, d'au moins 10 mètres de haut, venait de nous choisir pour cibles. Je tentai vainement de faire se relever ma fidèle monture mais je me rendis vite compte que le choc lui avait était fatal : elle n'était malheureusement plus de se monde Je tentai de me relever et de me dégager du poids-mort de ma Dragodinde, mais une douleur immense me déchirait le côté droit et ralentissait mes mouvements : je m'étais sûrement cassé quelques côtes lors de la chute ou de l'impact... C'est à ce moment-là que je repris réellement mes esprits : le meulou était au-dessus de moi et brandissait un marteau gigantesque. A cet instant je compris que ma fin était proche, il lança son marteau avec une force plus que suffisante pour me réduire a l'était de bouillie. Le seul réflexe, tout à fait compréhensible, que j'eus à cet instant précis, fut de me protéger avec mes bras, dans l’attente du choc qui me serait obligatoirement fatal et mettrait définitivement fin à la mission que je m’étais assignée : combattre Brakmar et défendre nos territoires, défendre mes amis, mes alliés, sacrifier ma vie pour ce combat, mes engagements.
Mais, à ma grande surprise, cela n'arriva pas. Un bruit assourdissant se fit entendre et une lumière aveuglante remplit la vallée. Lorsque que je rouvris les yeux, persuadé d'être passé de vie à trépas, je vis que j’étais dans une bulle : le marteau du monstre avait était stoppé net par cette lumière qui m’avait surprise. Scrutant autour de moi, je vis Enchanteuse, les mains en avant, la sueur au front, qui luttait par sa magie contre le sort du marteau du meulou avec toute la puissance de ses pouvoirs. Le meulou était trop puissant ; Enchanteuse ne pourrait pas me protéger très longtemps malgré toute sa bonne volonté. Même les plus puissants mages ne pouvaient leur résister bien longtemps. Soudain une épée lancée avec précision trancha la gorge de mon assaillant qui s'écroula de tout son flan sur le sol. Mococoto et sa précision légendaire m'avait sauvé !
J'étais quelque-peu abasourdi, n'étant plus sûr de ce qui était réel ou ne l’était pas. Je finis enfin par me relever sans quelques difficultés et repris mes dagues qui étaient tombées au sol. Je regardai avec haine mes ennemis qui arrivaient par centaines. Mon attention fut soudain retenue par une silhouette perchée au sommet d'une falaise. Comme si elle avait senti mon regard, elle leva les bras au ciel et des ronces sortirent du sol au milieu des nos troupes, mettant à terre une centaine d'assaillants. Je restai sans voix devant leur puissance dévastatrice ; seul les sadida avaient le pouvoir de contrôler la nature. Ce pouvoir, bien que limité, faisait des dégâts considérables s’ils étaient correctement utilisés. L'homme, en haut de la falaise était très grand, une touffe de cheveux noirs et impressionnante, couvrait la totalité de son visage ; seule une rangée de dents et des yeux ronds étaient visibles. Il descendit de la falaise par un petit sentier. Son aisance et à se déplacer sans crainte au milieu des combats étaient étonnantes et inquiétantes.
Pendant ce temps, les combats continuaient. Nos ronces multiples, qui avaient décimé quelques centaines de nos ennemis, ne semblaient pas pour autant leur faire subir autant de dégâts que ceux que nous espérions. De même, nul ne sait pourquoi, les leurs faisaient de même, épargnant, nul ne sait pourquoi certains de nos combattants. Cette situation ne sembla que les motiver dans leur volonté de nous exterminer et renforça leur volonté au combat, tous les moyens étaient désormais tenter pour nous battre.
Un hurlement sourd envahit la petite vallée, lieu de bataille entre nos deux royaumes. Zakke me regarda, pétrifié par la peur. A une centaine de mètre de nous, un Crocabulia se tenait, tête vers le ciel, crachant du feu. Zakke regarda les archers et hurla :

- Archers ! A vos arcs !

Tout leur groupe d'archers, situés sur le flan gauche de la bataille, décochèrent alors leurs flèches comme un seul homme.

- Feu! Hurla instantanément Zakke

Une pluie de flèches s'envola heurtant le Crocabulia. Toutes nos flèches se brisèrent sur la peau dure comme du marbre de ce monstre de la nature. Dans un hurlement de satisfaction face à l’impuissance de nos tirs, il décolla du sol grâce à ses petites ailes, et décocha une boule de feu sur le groupe d'archers les tuant sur le coup.
Sa puissante attaque, que nul n’aurait pût esquiver, ne laissa aucun survivant parmi nos rangs. Je sentis immédiatement le courage de mes combattants faiblir.
Le monstre se reposa sur ses pattes arrière, se dressant majestueusement droit, fier de lui.
Mon fidèle allié sadida apparut alors, dague en main. Il se tenait fin prêt au combat face à son imposant adversaire. Le puissant monstre regardait le sadida qui semblait si minuscule, si impuissant comparé à une telle puissance de la nature. Le fier guerrier lui rendait pourtant un regard déterminé et fronçait les sourcils. Le monstre redécolla et se prépara à lancer une nouvelle attaque, bien décidé à se débarrasser rapidement de ce petit homme qui osait se présenter devant lui. Le sadida resta immobile, aucune peur, aucun doute ne l’envahissait.
Le Crocabulia cracha une boule de feu et le guerrier disparut à travers de celle-ci, nous laissant sans voix et inquiets, avions-nous encore perdu un ami et un allié de valeur ?
Une fois la boule de feu dissipée, nous vîmes tous le sadida intact, sur sa monture, un sourire satisfait aux lèvres. Une bulle magique l'entourait et l’avait protégé de l’attaque du monstre malfaisant. Je me retournai immédiatement vers Enchanteuse qui je regardais hébétée, elle n'était en rien responsable de ce tour de magie, et n’en comprenait pas plus que moi la raison ...

- Ne faites pas cette tête là, lança une voix que nous connaissions bien

Je cherchai d'où elle provenait. Falgor sortit de derrière un rocher

- Désolé pour le retard, lança t'il, hilare. J'étais chez un forgemage de bâtons, ça a pris plus de temps que prévu

Je restai encore une fois surpris et immobile. C'est à ce moment-là qu'une nouvelle douleur me paralysa dans le bas ventre. Je baissai les yeux et vis une flèche brakmarienne plantée dans mon estomac. Je tentais de respirer calmement, une bonne partie de mes amis me regardait terrifiée. Je tombai à genoux. Mr-Brown et son imposant marteau se mirent au travers des tirs de mes ennemis pour me protéger, Grâce à ses coup de marteaux, il protégea me protégea pendant ma retraite vers un lieu plus sûr. Mococoto et Tfosorcim m'aidèrent à évacuer la zone de combat pour me donner les soins nécessaires à ma survie. Ils m'allongèrent sur une matière molle, je ne sais pas trop ce que c'était, à vrais dire je sombrais déjà dans les ténèbres, tentant tant bien que mal de lutter ; j'entendais des voix, lointaines et faibles mais elles semblaient si lointaines, si absentes ….

- Durwinga ? Tu m'entends ? dit une voix masculine

- Va-t-il s'en sortir ? Ajouta une voix féminine

- La flèche n'a pas touché les parties vitales ; un coup de chance !

Je sombrai dans un sommeil, les ténèbres étaient déjà présentes et m'entouraient prêtes à m’engloutir. J'en avais déjà conscience, la douleur m’entraînait dans un sommeil qui, je le savais, me serait fatal, mais petit à petit, je commençai à sentir qu'elle allait s'atténuer, que je souffrirais plus… Je refusais d’abandonner mes compagnons sans obtenir la victoire face à nos ennemis, mais la douleur était tellement forte, j’avais tellement mal … Je m’en voulais mais la douleur me forçait à abandonner, « mes amis, pardonnez-moi de vous abandonner s’il vous plait ».....



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Durwinga
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Re: "L'élixir de Shadow" [Tome 1&2] par Durwinga.

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